Taxe sur les transactions financières : Macron fait 2,5 milliards de cadeau à ses amis de la finance

Au fait, saviez-vous que dans la fameuse nuit du 20 octobre, dite nuit des privilèges rétablis par Macron (suppression de l'ISF, création d'une Flat Tax ... ), il s'est passé un événement à 2,5 milliards.

En effet, on s'autorise à penser dans les milieux autorisés que les traders, financiers, banquiers, spéculateurs en tout genre on dansé toute la nuit après que la majorité "En Marche" ait décidé sur ordre du Palais, d'abroger les dispositions votées par l'Assemblée nationale en décembre 2016 qui avait adopté une "taxe sur les transactions financières intra-journalières" ("intra-day" in english), c’est-à-dire des titres achetés au comptant et revendus dans une même journée, qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2018.

On me dit dans l'oreillette que cette abrogation serait destinée à rassurer les milieux d'affaires et financiers, et à " ne pas nuire à l'attractivité de la place de Paris dans le cadre du Brexit,"  auprès des financiers britanniques ... on pourrait en rire si l'affaire ne s'élevait pas à 2,5 milliards d'euros en moins dans le budget de l'Etat.

Tout de même, on peut parfaitement concevoir que pour un "pauvre" trader, ses clients et son employeur, il soit désagréable de voir taxer ce "trading à haute fréquence" qui vous l'aurez compris, n'est rien d'autre que de la spéculation pure et dure et n'a absolument aucun rapport avec un quelconque investissement productif.

Acheter des titres et les revendre dans la même journée n'a en effet aucun effet productif ... sauf pour les spéculateurs qui achètent à x prix pour revendre à y prix dans la même journée, encaissant au passage une jolie plus-value quand il s'agit d'opérations de plusieurs millions ou centaines de milliers d'euros ou de dollars. 

Je précise volontiers que la taxe sur les transactions financières n'est pas faite pour ennuyer quiconque mais pour financer l'aide publique au développement et notamment le soutien aux organisations humanitaires et, la lutte contre le réchauffement climatique.

Malheureusement, au niveau européen, la TTF promise par Emmanuel Macron qui sur ce sujet a pris la suite de François Hollande est, quant à elle, toujours au point mort.

Ça freine des quatre fers et elle a sérieusement du plomb dans l'aile puisque seuls 10 pays de l'UE portent encore ce projet de taxe Tobin au niveau européen  qui devrait rapporter 22 milliards par an selon l'estimation de la commission européenne.

On comprend donc pourquoi, vu les sommes en jeu, certains dirigeants politiques soient frileux face "aux marchés", comme on dit, il ne veulent pas fâcher les professionnels du sujet. Un jour peut-être auront-ils le courage politique de décider contre la finance ... cela sera t-il fait  avec Macron ?  Pas sûr.


En conclusion, vous aurez noté qu'à Paris, Macron prive l’État de 2,5 milliards et qu'à Bruxelles il veut une taxe sur les transactions financières européenne.

Ni de gauche ni de droite qu'il disait ....


PS : Je ne doute pas que certains militants et/ou sympathisants de gauche qui applaudissaient à la création de cette TTF intra-day l'an passé, applaudissent aussi cette année à sa suppression maintenant qu'ils soutiennent Macron.
Mouarf  [Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent]

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