Affaire Bettencourt : Nicolas Sarkozy risque très gros


L'affaire Bettencourt qui depuis le début vous est narrée sur ce blog, prend de jour en jour une nouvelle dimension puisqu'il apparait certain, de plus en plus, que la campagne électorale de Nicolas Sarkozy de 2007 est entachée "d'irrégularités" dans son financement tel que le révèle l’enquête judiciaire avec notamment :

Deux versements de 400 000 euros en liquide, en pleine campagne électorale de 2007 :
  • Le premier aurait eu lieu le 5 février, ce qui correspond exactement à la date où Éric Woerth, alors trésorier de l'UMP, et Patrice de Maistre se sont rencontrés. 
  • Le second, toujours de 400 000 euros, daterait de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle. Le 26 avril très précisément. Une heure après ce versement, Liliane Bettencourt aurait eu une conversation avec le photographe François-Marie Banier, qui avait pour habitude de tout noter scrupuleusement dans son journal de bord.  

Les fins limiers de la brigade financière de la préfecture de police de Paris auraient découvert sur le journal de bord de François-Marie Banier la trace des coursiers ayant convoyé ces fonds, mais aussi les propos de la milliardaire qui aurait déclaré : "De Maistre m'a dit que Sarkozy avait encore demandé de l'argent, j'ai dit oui". C'est ballot de tout noter.
Enfin, selon le journal Sud-Ouest, la procédure permettrait de démontrer que Nicolas Sarkozy se serait rendu au domicile d'André Bettencourt le samedi 31 mars 2007 pour un court entretien. Étrange dites donc en pleine campagne électorale de rendre visite à un milliardaire ?

"Des témoins attestent une visite du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, au domicile des Bettencourt pendant la campagne électorale de 2007".

Autant dire mesdames et messieurs que les gens honnêtes comme Eric Woerth mandadaire financier du candidat Sarkozy en 2007, Claude Guéant le Directeur de Campagne du même candidat et enfin le candidat devenu Président redevenu candidat, j'ai nommé Nicolas Sarkozy ont du mouron à se faire car la justice est véritablement indépendante à Bordeaux, il n'y a pas là bas de procureur zélé qui freine et ralentit volontairement les investigations comme le faisait Philippe Courroye grand ami du prince du palais en poste à Nanterre ou était instruite initialement les enquêtes.

La concordance des faits révèle semble t-il que des malversations ont permis au candidat Sarkozy de disposer de financements occultes interdits par la loi et par voie de conséquence cela a accru ses moyens de propagande électorale face à Ségolène Royal.


Les deux candidats n'ont donc pas été à égalité de traitement car si j'en crois le journal officiel du 27 juillet 2007 Nicolas Sarkozy a dépensé lors de cette campagne 21 038 891 euros sachant que le plafond des dépenses de campagne était fixé à 21,594 millions d’euros pour les candidats présents au second tour, par conséquent si l'on ajoute les 800 000 euros des "dons Bettencourt", le maximum autorisé est dépassé.

De toute façon, les comptes de campagne  de Nicolas Sarkozy de 2007 font  l'objet d'une réquisition judiciaire et l'ensemble des documents déposés à la CNCCFP (dépenses et recettes déclarées) par le candidat Sarkozy sont examinés par des juges d'instruction.

Alors compte tenu des nouveaux éléments on peut se demander si le compte de campagne de Nicolas Sarkozy aurait été invalidé par le Conseil constitutionnel ? Sans doute car selon la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP) :

L’illégalité d’une recette ou d’une dépense, en fonction de sa gravité, est de nature à entraîner soit la diminution du montant du remboursement forfaitaire, soit le rejet du compte qui prive le candidat du remboursement forfaitaire.

Quant à la sanction judiciaire, rappelons qu'en son temps Charles Pasqua a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour « faux, financement illégal de campagne et abus de confiance » par le tribunal correctionnel de Paris, peine confirmée en appel en mars 2008. Le pourvoi en cassation de Charles Pasqua étant rejeté en avril 2010.

Par conséquent en résumé Nicolas Sarkozy :
  • Risque le rejet de son compte de campagne de 2007 avec remboursement à l'Etat des sommes devenues indûment perçues 
  • Risque une condamnation à une peine de prison, si le financement illégal de sa campagne électorale devait être reconnu par les tribunaux.
Pour autant, il aura été Président de la République pendant 5 années et ça, aucun tribunal ne pourra rétroactivement gommer cette période, malheureusement.

Bref, vous le voyez nous ne sommes pas encore au bout du feuilleton, loin s'en faut et à la place de Nicolas Sarkozy je commencerai à faire mes cartons. N'oublions pas que le 8 février dernier, Eric Woerth a été mis en examen à deux reprises pour "trafic d'influence passif" et "recel à raison d'une présumée remise de numéraire qui lui aurait été faite par M. Patrice de Maistre".

On peut très bien imaginer après sa défaite de mai que Nicolas Sarkozy, après un diner au Fouquet's prenne la direction, de l'île d'Arros propriété de Liliane Bettencourt aux Seychelles, pour un aménagement, en prenant le "Paloma" fameux bateau de l'homme d'affaires milliardaire Vincent Bolloré. La boucle serait alors bouclée

Allez zou voilà un organigramme que j'ai trouvé sur la toile :

 
photo
organigramme

1 commentaire:

  1. Jeudi 29 mars 2012 :

    Depuis 2004, le nombre de pauvres ne cesse de croître.

    La France a 13,5 % de sa population qui vit en dessous du seuil de pauvreté monétaire (c'est-à-dire moins de 950 euros par mois pour une personne seule). Ce chiffre, qui représentait 8,2 millions de personnes en 2009 (dernières statistiques disponibles), n'a fait que se détériorer depuis 2004 (12,6 % à l'époque).

    Plus inquiétant, la très grande pauvreté est elle aussi en augmentation : depuis 2004, le nombre de personne vivant en dessous du seuil de 40 % du niveau de vie médian (640 euros pour une personne seule) est passé de 2,5 % à 3,3 % de la population totale, soit 2 millions de personnes. Or à ce niveau d'exclusion, les chances de sortir de la pauvreté deviennent très minces.

    Samedi 24 mars 2012 :

    La fortune de Nicolas Sarkozy a progressé de 30 % depuis son élection en 2007.

    Le Président-candidat évalue son patrimoine personnel à un peu plus de 2,7 millions d'euros, contre 2,1 millions au début de son quinquennat.

    Presque 650.000 euros de plus qu'en 2007. En cinq ans, le patrimoine personnel du chef de l'Etat aura progressé de près de 30 %. Comme l'indique l'édition de ce samedi 24 mars du Journal Officiel, Nicolas Sarkozy dispose désormais d'un patrimoine d'un peu plus de 2,7 millions d'euros. Une fortune qui se décompose de la façon suivante : contrats d'assurance-vie (2,58 millions dont 2,3 auprès de la banque HSBC France), diverses collections (autographes, montres, statuettes) estimées à 100.000 euros, ainsi que 56.919 euros crédités sur le compte courant ouvert au nom du couple, toujours auprès de HSBC France.

    http://www.challenges.fr/elections-2012/20120324.CHA4646/la-fortune-de-nicolas-sarkozy-a-progresse-de-30-depuis-son-election-en-2007.html?google_editors_picks=true

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