Il y a 62 ans le 11 Février 1950, Le SMIG naissait

Le Salaire minimum interprofessionnel garanti, SMIG, est né il y a exactement 62 ans le 11 février 1950.

Ce dispositif impose à l'époque le principe d'une rémunération minimale en dessous de laquelle aucun salarié ne peut être payé.

Déterminé en fonction du budget type d'un ménage, celui des manœuvres célibataires dans la métallurgie parisienne, le SMIG permet aussi de garantir un pouvoir d'achat minimum aux ménages les plus modestes. 

Le 23 août 1950, le gouvernement fixa autoritairement le SMIG à 78 Francs par mois  pour la région parisienne et 64 Francs par mois (moins de 10 euros) pour le province.

A partir de 1952, le SMIG sera indexé sur les prix et sera ajusté chaque fois que l'évolution des prix dépasse 5 %, à condition toutefois d'attendre au moins quatre mois entre deux réévaluations. Le taux est ramené à 2 % en 1957, afin d'atténuer l'effet inflationniste provoqué par les hausses du Smig.

La loi du 2 janvier 1970, présentée par Chaban-Delmas, remplaça le SMIG par le salaire minimum de croissance (SMIC). Son objectif est alors d'assurer aux salariés dont les rémunérations sont les plus faibles, la garantie de leur pouvoir d'achat et une participation au développement économique de la nation».

Il est indexé à la fois sur le prix et sur les salaires : l’accroissement annuel du pouvoir d’achat du SMIC ne peut être inférieur à la moitié de l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires moyens enregistrés par l’enquête trimestrielle du ministère du travail.


Commentaires

  1. Merci pour ce rappel historique.Au train où vont les choses le SMIC risque gros dans les prochains mois...

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  2. Croyons en la victoire de Hollande le 6 mai pour que le SMIC ne soit pas remis en cause et qu'il soit revalorisé comme il se doit

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  3. en complément : La Charte du travail promulguée le 4 octobre 1941 ouvre la voie au SMIG : il y est parlé d’un « salaire minimum vital » et cette notion a nécessairement un caractère universel : le minimum vital est le même, pour tout le monde, quelle que soit la profession.

    Le SMIC a, en théorie, une fonction principale : permettre à tous les salariés à temps complet de vivre dignement de leur travail.
    Mais il s’agit aussi d’instrument de régulation de la concurrence et d’incitation au développement de la productivité. Et cette deuxième fonction n’est pas anodine. En effet, remettre en cause cette seconde dimension, c’est-à-dire, freiner structurellement la croissance du SMIC, c’est assurer la survie d’entreprises archaïques, à la limite de la rentabilité et accréditer l’idée fausse selon laquelle la déflation du coût salarial est la clé du progrès économique et social.

    Cordialement

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