Un cadre des marchés financiers gagne 10 fois plus qu'un ouvrier

L'observatoire des inégalités vient de publier une étude dans laquelle il ressort que les cadres supérieurs ont en moyenne 2500 euros de plus par mois que les ouvriers.

Ceci ne concerne que les salaires tels qu'ils sont perçus mais ne sont pas intégrés les primes, avantages divers et variés, stock-options etc... Ce sont donc des données brutes non corrigées par les effets d'âge, le niveau d'étude, l'ancienneté et le secteur public n'est pas inclus dans le périmètre de l'étude.

Loin de l'écart moyen qui est toujours trompeur et bien trop réducteur, nous allons voir que l'écart  réel est d'une toute autre ampleur. De façon à simplifier, j'ai pris en compte le salaire maximal comparé au salaire minimal.

En bas de l'échelle se trouvent les ouvriers non qualifiés divers de type industriel avec un salaire moyen de 1423 euros alors qu'en haut, les cadres des marchés financiers perçoivent en moyenne 13649 euros. Un businessman dans une salle des marché d'une banque perçoit donc 9,5 fois plus qu'un ouvrier sans qualification dans l'industrie.

Rappelons que ces mêmes cadres des marchés financiers (pas tous bien sûr) sont responsables de la crise bancaire et financière que le monde vit depuis 2 ans mais que les plus démunis "encaissent" plus fort que les autres car eux, ils n'ont pas de réserves disponibles.

Alors je laisse à chacun le soin de juger s'il est juste qu'existe un tel écart, pour ma part je "donnerai" volontiers 13649 euros à un chirurgien sauvant des vies humaines plutôt qu'à un bankster qui plombe et ruine des vies des plus fragilisés.

Le jeu pour vous est maintenant d'essayer de vous trouver dans ce recensement de l'Insee ci-dessous.




Commentaires

  1. Peut-être ces écarts sont-ils justifiés ?
    Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il est scandaleux que des personnes qui ne font que des conneries soient sur-payés ou bénéficient de parachutes et autres avantages...
    Mais d'un autre côté, celui qui prend beaucoup de risques doit être rémunéré en conséquences, sinon, il ne le fera plus...
    Le problème est quand ces risques pèsent sur l'humanité entière et pas sur ceux qui les prennent...

    RépondreSupprimer
  2. je ne juge pas vraiment les écarts même si l'échelle de 1 à 10 me parait disproportionnée.

    Prendre des risques ça veut dire quoi au juste ? L'ouvrier dans son atelier en prend probablement aussi mais bien évidemment les conséquences financières en sont moins élevées qu'un tradeur

    Sur l'échelle des responsabilités ça ne pèse pas de la même façon.

    RépondreSupprimer
  3. J'aurais du bosser dans les salles de marché.

    RépondreSupprimer
  4. Le trader est tout de même rémunéré en fonction de ses résultats, ce qui est en soi un risque.

    Et il gagne une partie de ce qu'il fait gagner aux clients et à son employeur. C'est plutôt juste comme rémunération.

    Un trader qui perd ne reste pas trader.

    Je pense qu'il est normal de gagner beaucoup quand on rapporte beaucoup.

    Et en réalité, on est loin d'une échelle de 1 à 10, si l'on prend l'ouvrier "de base" face à une "star" du trading qui peut gagner plusieurs centaines de millions d'euro par an (dans un hedge fund notamment).

    RépondreSupprimer
  5. @sebastien : tu parles d'un risque ! ton argument est fallacieux, un camionneur qui transporte une cargaison précieuse n'est pas plus payé que s'il transporte des pommes de terre…

    Moi je pense souvent aux pompiers, qui ne sont pas loin du smic, et dont le service rendu à la société est inestimable. Quel est le prix d'une vie ?

    RépondreSupprimer
  6. @Rimbus

    D'accord avec toi sur les pompiers et de nombreuses autres professions très utiles, indispensables même.

    Je dis uniquement qu'un trader n'est payé qu'une partie de ce qu'il rapporte et que ça n'a rien d'injuste ni d'anormal... mais je ne dis pas que ça ne doit pas être le cas des autres.

    De plus, on vit dans un monde où ton degré "d'irremplaçabilité" conditionne ta rémunération, ce qui encore une fois est normal.

    Je te renvois ton argument : un trader est payé la même chose qu'il trade des patates ou des diamants, ce qui compte, c'est ce qu'il fait gagner aux autres.

    Quant à ta dernière question, la réponse est à peu près limpide : peau de balle ! C'est scandaleux mais je pense que c'est pourtant la réalité...

    RépondreSupprimer
  7. Voici l’évolution du chômage depuis les quatre derniers mois :

    Catégories A, B, C, D, E (ensemble) :

    - Juillet 2010 : le chômage atteint un nombre total de 4 573 700 personnes.

    - Août 2010 : le chômage atteint un nombre total de 4 588 100 personnes.

    - Septembre 2010 : le chômage atteint un nombre total de 4 622 800 personnes.

    - Octobre 2010 : le chômage atteint un nombre total de 4 599 900 personnes.

    Variation sur un an : + 7,1 %.


    A propos des chômeurs de longue durée :

    Le nombre de chômeurs de longue durée explose.

    Demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an : 1 600 000. Variation sur un an : + 22,6 %.


    A propos des sorties des statistiques :

    Le nombre des reprises d’emploi déclarées est en baisse. Variation sur un an : - 3,3 %.

    Mais en revanche, le nombre des chômeurs radiés des statistiques explose.

    C’est un bon moyen pour faire baisser artificiellement le nombre des chômeurs : on ne leur trouve pas de travail, mais on les gomme des listes officielles.

    - Entrées en stage : variation sur un an : + 10 %.

    - Arrêts de recherche (maternité, maladie, retraite) : variation sur un an : + 0,5 %.

    - Cessations d'inscription pour défaut d'actualisation : variation sur un an : + 11,4 %. C’est un scandale.

    - Radiations administratives : variation sur un an : + 13,9 %. Et ça aussi, c’est un scandale.

    - Autres cas : - 3,2 %.

    http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-34rt54-3.pdf

    RépondreSupprimer
  8. Une vie ça ne vaut rien. Tout le monde le sait. En tout cas rien de quantifiable, et le qualitatif ne fait pas tellement les salaires...

    D'autre part les remarques de Seb. Cerise me semblent juste. Faut pas oublier que les traders jouent leur job sur chaque opération qu'il font (pratiquement) ; et de plus, quand la boîte gagne je ne sais combien de millions grâce à son trader, c'est normal qu'elle lui file pas mal de blé.

    Ce qui ne veut pas dire que les salaires d'autres professions sont corrects, mais ça ne sert à rien de mettre ça "sur le dos" des traders. Surtout au prétexte qu'ils sont responsables de la crise... On demande pas à assassiner les ouvriers d'un immeuble qui vient de s'écraser... Chacun les risques de son métier, et oui, pour les traders, les risques sont énormes, comme le salaire

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

La modération des commentaires est activée soit immédiatement soit 2 jours après la publication des billets cela ne doit pas vous empêcher d'en poster.

En règle générale, sachez que les commentaires à caractère raciste, antisémite, haineux, injurieux, diffamatoire et pornographique ne seront pas tolérés tout comme ceux révisionnistes et sexistes.