8 ans déjà que Nicolas Sarkozy nous raconte les mêmes sornettes

Au pouvoir depuis 2002, Nicolas Sarkozy est un habitué des médias télévisés. Hier soir c'était Sarkoshow sur 3 chaines de télé avec 3 journalistes/présentateurs pour questionner Nicolas Sarkozy. Les 3 intervieweurs avaient soigneusement été sélectionnés par le maître du palais et ses conseillers. Il ne fallait donc pas s'attendre à des questions le mettant en difficulté.

Que retenir de ce one man show d'automne ?

A vrai dire pas grand chose pour les Français qui souffrent et qui attendaient de savoir si demain ils vivront mieux qu'hier. Malheureusement Nicolas Sarkozy a joué en solo une mauvaise pièce de théâtre tantôt en racontant des énormités comme sur les retraites (équilibre en 2020 soit disant et apport de 42 milliard par an alors que tout le monde c'est que c'est faux), tantôt en affirmant qu'il allait supprimer l'ISF et le bouclier fiscal ce qui fera quelques milliards d'impôts en moins pour les plus riches ce qui fera plaisir à n'en pas douter à Mme Bettencourt.

A priori, le Président ne doit pas s'intéresser à l'environnement et l'écologie, ni au pouvoir d'achat des plus modestes, ni des minimas sociaux, ni à l'éducation nationale, ni au chômage (sauf pour les 20% de chomeurs licenciés économiques) car soit il n'en n'a pas parlé soit il en parlé bien peu alors qu'il avait plus 1h30 pour le faire.

Il a préféré vanter les mérites des auns et des autres et on a appris que Jean-Louis Borloo était "un homme de très grande qualité"et que François Fillon était "la meilleure personne à cette place" et qu'il avait de "l'admiration pour le courage et la dignité d'Éric Woerth".

Franchement si ça ce n'est pas se foutre des Français, je ne sais ce que c'est !

Concernant les questions se rapportant aà la stigmatisation des gens du voyage et des Roms il a osé prétendre que c'était les médias qui stigmatisaient ces personnes car les journaux TV de David Pujadas et Claire Chazal en avaient fait leur une l'été dernier. Ces fantoches de journalistes n'ont pas été capables ou n'ont pas eu le cran de lui répondre. pffff

Ah si, il a parlé de la dépendance qui saigne à blanc les finances des départements qui financent pour une très grande part l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) depuis que l'Etat (Sarkozy en fait) a décentralisé cette charge dans les conseils généraux. Si j'ai bien compris il veut que tous les acteurs se réunissent et discutent de ce problème de financement car pour ce qui est de la dépendance elle-même elle est déjà parfaitement codifiée. Au final Nicolas Sarkozy veut rediscuter d'une décision qu'il a prise et qui accable les départements, pourquoi pas ?

J'ai pris l'émission en route et je dois avouer ma surprise sur le contenu des questions qui parfois étaient posées. J'ai vu un David Pujadas bien différent du servile intervieweur de juillet dernier mais attention ce n'était tout de même pas un trotskyste.

Voilà succinctement ce que j'ai vu, ou pas, vraiment pas de quoi faire une révolution comme dirait Christine Lagarde. Du déjà vu et déjà entendu, rien de neuf, que de vieilles recettes de communication éculées, faut dire que de puis le temps qui use et abuse des médias, on le connait le Sarko.

Il va maintenant être temps que la gauche se remue sévère pour bâtir enfin un programme capable d'attirer vers elle ses propres partisans et ceux déçus par tant d'années de Sarkozysme.


Commentaires

  1. Oui Pujadas semblait plus offensif, ça change...

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  2. D'accord avec toi...

    Pour l'APA il me semble que c Jospin qui l'a mis en place et que les 1ers déficits dans les transferts de charge de l'Etat vers les CG datent de Raffarin....

    J'imagine que cela n'a pas du s’arrêter sous Sarko

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  3. Bon eh ben j'ai bien fait de ne pas regarder moi :-)

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  4. ça fait longtemps que ça ne me fait plus rire, mais maintenant ça ne me met même plus en colère.

    c'est juste triste.

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  5. ce qui est triste c'est qu'il faille le conserver encore 18 mois à la tête de l'Etat.

    Pour l'APA c'est juste Toyan c'est bien Jospin mais à l'époque le financement ne pesait pas tant sur les départements et Sarko n'a rien fait jusqu'à présent

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  6. Entre 1993 et 1995, Edouard Balladur est Premier ministre.

    Edouard Balladur sait qu’il affrontera Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 1995, mais il n’a pas le soutien financier du RPR. Le RPR soutient financièrement Jacques Chirac, et personne d’autre.

    Le clan Balladur-Sarkozy va donc devoir trouver des financements occultes pour payer la campagne présidentielle de 1995 : le clan Balladur-Sarkozy dépensera finalement 89 776 119 francs pour cette campagne présidentielle de 1995.

    http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/depuis-1958/decisions-par-date/1995/compte-balladur-1995/decision-compte-balladur-1995-du-11-octobre-1995.10707.html

    Question : comment le clan Balladur-Sarkozy a-t-il trouvé ces 89 776 119 francs ?

    Réponse :

    Le clan Balladur-Sarkozy a vendu 3 sous-marins au Pakistan. Ce contrat porte le nom de « contrat Agosta ». Des commissions occultes sont parties en direction du Pakistan. Ensuite, des rétro-commissions occultes sont revenues en France pour payer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur.

    Le clan Balladur-Sarkozy a vendu ces 3 sous-marins au Pakistan, alors qu’il savait que ce « contrat Agosta » serait ruineux pour la France.

    Trois notes des services français avaient été transmises au gouvernement Balladur pour lui dire que ce « contrat Agosta » ferait perdre de l’argent à la France.

    Première note : « une pièce émanant de la direction du Trésor, méconnue jusqu’à ce jour, confirme que son gouvernement a vendu les submersibles en dépit des réalités économiques de l’époque (fac-similé ci-contre). Laissant supposer que d’autres motivations guidaient les décideurs français. La note classifiée « confidentiel défense » à destination des services d’Édouard Balladur exprimait les plus grandes « réserves à l’égard de ce projet, compte tenu de la situation financière précaire du Pakistan ». Rédigé le 23 mars 1993 à l’attention de Nicolas Bazire, directeur de cabinet de Balladur, ce document engageait son gouvernement à ne pas signer le contrat, qualifiant la vente de « déraisonnable ».

    http://www.liberation.fr/societe/01012296564-affaire-karachi-une-note-genante-pour-balladur-refait-surface

    Deux autres notes sont transmises au gouvernement : le 24 juin 1994, puis le 3 août 1994, deux notes de travail informent la Direction des Constructions Navales et le gouvernement que si le « contrat Agosta » est signé, le contrat coûtera très cher à la France : entre 310 millions de francs (47,26 millions d’euros) et 650 millions de francs (99,09 millions d’euros).

    C’est à la page 4 :

    http://www.ccomptes.fr/fr/CDBF/documents/ARR/Arret05493.pdf

    Pourtant, le gouvernement Balladur décide de passer outre ces trois avertissements !

    Le gouvernement Balladur signe le contrat de vente le 21 septembre 1994 ALORS QU’IL SAIT QUE LA FRANCE VA PERDRE DES DIZAINES DE MILLIONS D’EUROS SUR CE CONTRAT !

    Question : pourquoi le gouvernement Balladur a-t-il signé un tel contrat ruineux pour les finances de l’Etat ?

    Réponse :

    Parce que Edouard Balladur avait besoin de beaucoup d’argent pour financer sa campagne présidentielle.

    Edouard Balladur a donc choisi de faire perdre des dizaines de millions d’euros à la France en toute connaissance de cause, parce que ce contrat lui permettrait de financer sa campagne présidentielle grâce à des rétro-commissions occultes.

    Conclusion de ce Watergate français :

    - Ce contrat a finalement coûté à la France 76 millions d’euros (lire le lien ci-dessus, page 4) : « La perte finale, avant subvention et affectation de produits divers, et en l’absence de données exhaustives définitives, pourrait être estimée à 500 millions de francs (soit plus de 76 millions d’euros) ».

    - Edouard Balladur a perdu l’élection présidentielle de 1995.

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  7. - Jacques Chirac, aussitôt élu président de la République, a voulu faire cesser le financement occulte du clan Balladur-Sarkozy. Dès 1995, Jacques Chirac a demandé à son ministre de la Défense, Charles Millon, de violer l’accord secret qui avait été conclu entre le clan Balladur-Sarkozy et le Pakistan. Jacques Chirac a ordonné à Charles Million de faire cesser les versements des commissions occultes vers le Pakistan, et donc par conséquent de faire cesser les rétro-commissions occultes qui revenaient vers la France.

    Question du juge Renaud Van Ruymbeke : Pourquoi avoir mis fin à ces commissions ?

    Réponse de Charles Millon : Quand il y avait des doutes on arrêtait. Pour le contrat pakistanais, au vu des rapports des services secrets et des analyses qui ont été effectuées par les services du ministère, on a eu une intime conviction qu'il y avait rétrocommissions. Cela a été le cas des contrats Agosta et Sawari II.

    Question du juge Renaud Van Ruymbeke : Pourquoi ces deux contrats ?

    Réponse de Charles Million : Parce que l'on est arrivé à des conclusions positives, on a acquis une intime conviction sur ces deux contrats en particuliers.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101117.OBS3095/exclusif-affaire-karachi-ce-qu-a-dit-charles-millon-au-juge.html

    - Ce contrat a causé la mort de 14 innocents lors de l’attentat de Karachi (11 morts français, 3 morts pakistanais).

    - Cette affaire est l’équivalent du Watergate.

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