"Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous" - Paul Eluard

La citation du dimanche [n°266] Henri Emmanuelli

"Le parti socialiste n'existe plus, ni à l'attaque ni en défense. Le parti socialiste est devenu un parc à moutons"


Henri Emmanuelli
2 Avril 2014
Médiapart









La charge d'Henri Emmanuelli contre le PS par Mediapart




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Benoit Hamon prêt pour la remontada du siècle

Benoît Hamon a hier frappé un grand coup lors de son meeting dans un Bercy plein comme un œuf et plus encore puisque des spectateurs / militants n'ont pas pu entrer et sont restés dehors devant un écran géant faute de places libres en toute sécurité.

Hier donc, Benoît a marqué des points vis à vis de ses adversaires, et renforcé le soutien de ses amis, de ses renforts car il est apparu pugnace, déterminé, conquérant, tribun (ce qui n'était pas jusqu'alors une de ses qualités reconnues) dans un grand et beau discours de gauche digne de certains de ses prédécesseurs socialistes candidats à l'élection présidentielle.

Je souhaite et espère que sa détermination soit payante et que les électeurs de gauche, socialistes ou pas, égarés je ne sais où, reviennent à la maison pour porter Benoît Hamon le plus plus haut possible car pour l'instant si l'on en croit les sondages d'opinion il est bien trop bas.

Il a présenté son projet jeudi dernier, un vrai programme de gauche pour privilégier la relance de la demande plutôt que l'offre aux bénéfices des plus modestes, mais pas seulement. Projet bien loin de la relance par la demande (réduction des cotisations sociales, CICE ...) comme l'a fait François Hollande conseillé en cela par Emmanuel Macron. 

Il est maintenant temps de soutenir Benoît Hamon jusqu'à la victoire, il est temps de le porter haut lors du 1er tour de cette élection. S'il perd c'est toute la gauche qui perdra et pas seulement lui. Alors faisons le gagner ensemble, partout en France.

En 2 images vous trouverez les points importants de son projet.





Pour accéder au projet complet cliquez sur la photo ci-dessous :






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La citation du dimanche [n°265] Arnaud Montebourg

"Macron est le candidat du libéralisme, de la mondialisation heureuse, de l'OMC célébrée par "l'excellent" Alain Minc, c'est le retour des morts-vivants, les gens qu'on avait plus vu depuis des années qui avaient célébré la mondialisation heureuse, les voila de retour avec Emmanuel Macron". 

Arnaud Montebourg 
16 mars 2017
France Inter








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Les gauches irréconciliables sont en marche

Il ne fait aucun doute que Manuel Valls avait raison en théorisant sur les gauches irréconciliables. Cette campagne électorale de l'élection présidentielle l'aura clairement démontré, les sociaux-libéraux membres du parti socialiste n'étaient pas prêts à accepter une défaite de leur ligne politique (lors de la primaire) pourtant lourdement sanctionnée par les Français par des déroutes électorales lors de toutes les élections intermédiaires (municipales, départementales, européennes, régionales, sénatoriales) depuis juin 2012 et par les électeurs de la primaire à gauche.

Et par conséquent, tous ces élus, ou pas, sûr d'eux même, sont partis rejoindre Macron qui à leurs yeux est celui qu'il faut porter au pouvoir pour contrer d'une part cette gauche qu'ils exècrent avec les Hamon, Montebourg, Lienemann et d'autre part une droite revancharde empêtrée dans de sombres histoires d'emplois fictifs, de costards en cadeaux, de détournement de fonds public ainsi qu'une extrême droite virulente mais tout autant mouillée dans des affaires financières très suspectes.

Ainsi donc, pour revenir aux socialistes, certains d'avoir raison, les voilà d'accepter de soutenir des idées programmatiques qu'ils ont combattues jusqu'alors. Par exemple ils ont combattu Sarkozy qui a supprimé plus de 100.000 postes de fonctionnaires en 5 ans mais ils soutiennent Macron qui veut en supprimer 120.000 dans les 5 années à venir ... et ce n'est pas la seule contradiction. Je pourrai évoquer également les régimes de retraite spécifiques à certaines professions que Macron veut remplacer par un "régime unique", idée combattue par ces mêmes socialistes ou ex-socialistes, quand Juppé en 1995 l'avait proposée, mais qu'ils acceptent maintenant quand Macron la propose.

Il semble évident qu'au sein d'un même parti politique ne peut subsister 2 lignes politiques totalement antagonistes sur des points fondamentaux. La gauche c'est le progrès social et le progressisme ce n'est pas de nier le passé et les conquêtes sociales et de les raboter voire même de les faire disparaître.

Le PS mitterrandien est mort avec cette élection et sans doute que, suivant les idées de François Hollande (livre "Un Président ne devrait pas dire ça"), Macron et ses amis fonderont un vrai parti politique "démocrate et progressiste" dont "En Marche" sera le socle, les sociaux-libéraux pourront quitter réellement le PS pour rejoindre les Alain Minc, les jeunes avec Juppé, les sénateurs LR, les centristes de Bayrou, tous soutiens actifs de Macron pour faire un énorme mélange des genres où il me parait difficile de trouver des convergences politiques autres que des postures d'appareil politique dont certains sont friands.

Le parti socialiste, lui, existera toujours, il ne disparaîtra pas, sa frange la plus droitière et libérale sera partie accompagnée de quelques autres mais le coeur des voix socialistes sera toujours présent et pour longtemps, n'en déplaise à certains.



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La citation du dimanche [n°264] Bertolt Brecht

"Le fascisme n'est pas le contraire de la démocratie mais son évolution par temps de crise."

Bertolt Brecht





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François Bayrou est éternel

Je vais commencer ce billet par une citation de François Bayrou le révolutionnaire de salon qui rejoint Emmanuel Macron :

"Généralement, les gens commencent révolutionnaires et finissent ministres. Moi, j’ai commencé ministre et je finis révolutionnaire"
5 décembre 2008 
Le Figaro.

Voilà, chacun sait depuis hier que le béarnais maire de la cité qui a vu la naissance du roi de France et de Navarre, Henri IV, a apporté son soutien à Emanuel Macron alias Gatsby le magnifique pour constituer un duo ni droite ni gauche bien au contraire, dont les Français raffolent tant ... dans les sondages. 

Je dis dans les sondages car il faut en effet se souvenir que le dernier centriste à avoir gagné l'élection présidentielle était Giscard en 1974 ... il y a une éternité .... 43 ans. Depuis, la droite et la gauche ont été choisies par les électeurs pour y porter un locataire de leur parti au palais.

Mais, en 2017, les Français sont ronchons selon les enquêtes d'opinion, ils en ont assez de la crise, du chômage, de la pauvreté, ont testé Sarkozy et Hollande sans succès à leurs yeux. Voilà donc qu'ils n'ont pas vraiment envie de la droite dont le candidat baigne dans une sombre affaire d'emplois présumés fictifs, pas envie non plus du PS (ils n'ont pas vraiment aimé le mandat de Hollande), ne se bousculent pas pour soutenir Mélenchon et sa gouaille, et rejettent les autres candidats d’extrême gauche ou souverainistes. 

Et puis, les voilà tentés par un pari sur Le Pen qui se la joue moins extrême droite  dans son expression publique que son père mais une fois le vernis ôté on sait qu'elle est vraiment comme son père. Mais de tout cela il n'en n'ont cure, ils veulent moins de chômage, plus de sécurité et rêvent d'une France repliée sur elle-même, seule au monde avec pour monnaie le franc et où une partie de la terre serait à nouveau l'Empire Français avec des templiers boutant hors de France les sarrasins et bien évidemment ils imaginent Marine Le Pen en impératrice.. Bref rien de tout cela est bien encourageant et n'est à souhaiter pour notre pays tellement ses choix économiques provoqueraient une catastrophe.

Enfin, voilà venu le petit nouveau anti-système mène campagne depuis septembre dernier j'ai déjà écrit sur ses discours aux phrases creuses, sur sa fameuse mesure trompeuse de suppressions des cotisations sociales, ses 60 milliards d'économies qu'il souhaite, son recyclage des idées de Bayrou

Et donc depuis hier on sait que Bayrou alias Modem sur courant alternatif, a décidé de soutenir Macron. Quelle belle affaire pour l'ex banquier d'affaires, voilà un homme de la old politique qui le rejoint comme avant lui l'avait fait des socialistes plutôt à droite du PS voyant en Macron le renouveau.

Vous noterez que le renouveau selon Macron passera par la suppression partielle de l'ISF et la suppression de milliers de postes de fonctionnaires dans le cadre du plan d'économies de 60 milliards, le genre de mesures que les socialistes rejettent quand la droite les présente .... mais pas quand c'est Macron. Amusant n'est-ce pas.

Pour en revenir à Bayrou, je dois vous avouer ma sympathie pour l'homme, depuis 30 ans il a toujours été empêtré voir embourbé dans le marécage du centre de la vie politique avec une certaine constance sans jamais se départir de son attitude ni changer son discours. Ça c'est plutôt sympa d'être fidèle à ses idéaux. Mais comme il faut bien vivre il allait à la soupe pour être ministre du centre dans un gouvernement de droite, député etc .... Ça c'est moins bien.

Depuis hier soir fleurissent sur les réseaux sociaux les déclarations anciennes de Bayrou sur Macron et franchement ça vaut une bonne tranche de rigolade tellement on se demande s'il ne nous prend pas pour des imbéciles.



Cette déclaration est à comparer à celles qu'il faisait en 2012 et notamment celle-ci .... avant de voter Hollande au second tour. Voyez comme en définitive il dit la même chose

4 février 2012 : "Si le programme de François Hollande était appliqué, la catastrophe arriverait. Comme j'ai prédit il y a cinq ans la catastrophe de Nicolas Sarkozy", avance le leader centriste dans cette interview. "J'ai lu attentivement le programme du PS. A chaque ligne il y a des promesses de distribution. (...) Comme si on n'était pas un pays en situation critique ! Au fond, c'est le programme de 2007 à quelques nuances près".

Bayrou est éternel et lors de chaque élection présidentielle on a droit à son petit jeu favori de l'hésitant suscitant ou non le désir chez ses adversaires et parfois partenaires politiques et si Macron était élu, son soutien politique lui assure sans doute un bon poste ministériel a moins que ce ne soit la présidence de l'Assemblée Nationale, quelques circonscriptions pour ses amis, juste de quoi constituer un groupe parlementaire et autres garanties et avantages partisans ici où là. parce que cher lecteur, la politique c'est ça aussi, des arrangements d'arrière salle contre des postes, des strapontins ici ou là. Ainsi va la vie.

Mais rassurez vous, on nous l'assure, les idées d'abord ! Blague à part, les convergences politiques entre Macron et Bayrou sont sans aucun doute importantes même si l'un est plus à droite que l'autre.


Lecture recommandée :


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Macron ? C'est elle qui en parle le mieux ... ou pas

Le candidat anti-système diplômé de l'Ena, inspecteur des finances, banquier d'affaires chez Rothschild, etc... prend cher. Natacha Polony a sorti la serpe et taille sévère.




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La citation du dimanche [n°263] Jean d'Ormesson #Macron

"Macron, c’est le grand flou ! Entre l’électeur de droite et l’électeur de gauche qui votent pour Macron, l’un des deux, forcément, sera cocu, mais toute l’intelligence de Macron est de faire croire à l’un que ce sera l’autre et inversement."

Jean d'Ormesson
Le Figaro
Le 20 janvier 2017


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Dépenses publiques : Pour battre Hamon, Macron fait du Fillon

Le 2 mars prochain, le candidat anti-système Emmanuel Macron, par ailleurs l'homme de la loi qui fait travailler les gens le dimanche et qui, pour rappel, est aussi à l'origine de la loi El Khomri, et  de plus qui est favorable au CETA alors même que tous les députés français PS au parlement européen ont voté contre ... va présenter au bon peuple de France son projet économique ou au moins ses orientations budgétaires ni de droite ni de gauche mais qui pencheront quand même d'un côté ... et il me semble que ça ne sera pas le bon !

Dans les rédactions, chacun se tient sur ses gardes attendant la bonne parole, les journalistes des Echos, de la Tribune, de L'Expansion, du Figaro éco, de Challenges, etc ... sont dans les startings-blocks pour ensuite nous inonder d'analyses fines ou pas sur les mesures économiques prévues par le nouveau messie de la vie politique française, l'homme "providentiel" adoré des CSP+ de l'ile de France, qui depuis maintenant six mois fait des discours aux phrases creuses dans tous ses meetings (à lire ici).

En matière de bonne parole, ces derniers temps Macron accumule les bévues et dit tout et son contraire et des conneries au kilomètre, ce n'est pas moi qui le dit mais Nicolas qui l'écrit sur son blog et il a bien raison, allez donc lire son billet ici




Mais bon revenons au sujet de ce billet car grâce au journal Les Echos l'on sait déjà que Macron a prévu de faire comme Fillon ou comme aurait fait Juppé et Sarkozy, c'est à dire qu'il va supprimer des postes de fonctionnaires pour faire des économies, la question est donc de savoir combien ?

Mais me direz vous comment puis-je le savoir ? Il suffit de lire Les Echos entre les lignes ... ou pas.

L'ancien ministre de l'Economie ambitionne de faire baisser sur le prochain quinquennat de 3 points de pourcentage le ratio des dépenses publiques par rapport au PIB, actuellement proche de 56,5 %. La masse salariale de l’Etat et les dotations aux collectivités sont les principaux gisements d’économies identifiés.  
3 points qui signifient environ 60 milliards d'euros d'économies. A un horizon plus lointain, l'objectif d'Emmanuel Macron est de faire descendre ce taux à 50 %. « La France est le mauvais élève en Europe dans ce domaine, elle doit retrouver sa crédibilité ».
Par conséquent le jeu va consister à deviner le nombre de postes de fonctionnaires que représente la masse salariale constituant un gisement d'économies identifiées, en posant une équation simple.

On a compris que passer de 56,5% à 53,5% de ratio de dépenses publiques par rapport au PIB représente 3 points de PIB soit, 60 milliards d'euros, et que par conséquent pour atteindre le ratio de 50% il faudra plus de 100 milliards d'économies .... comme le souhaite Fillon. Mais ça Macron vous dira que c'est pour plus tard, faut pas déconner hein il ne va pas dire tout tout de suite.


Donc, sachant que Fillon veut supprimer 500 000 postes de fonctionnaires en prévoyant 100 milliards d'économies, combien de postes supprimera, dans un premier temps, Macron avec 60 milliards économisés  ? Là est la question.

Macron comme d'autres sociaux-libéraux, n'a pas bien compris que cette politique mène à l'échec dans une période de crise économique et de chômage très élevé. Depuis 10 ans tous ceux passés au pouvoir ont voulu baisser la dépense publique et essayer des respecter les trop fameux 3% de déficit du traité de Maastricht qui engendre une austérité certaine puisque les impôts ont augmenté considérablement entraînant de fait une baisse du pouvoir d'achat et du revenu disponible car dans le même temps les salaires n'ont pas évolué en proportion. La course stupide à l'application d'une règle obsolète est payée par les Français et leur porte-monnaie.

Le moins que je puisse écrire est de constater que cette politique à la course sans fin et permanente aux réductions des déficits n'a pas été un succès électoralement et dans l'opinion tant pour Sarkozy que pour Hollande.




Certains électeurs de gauche s'illusionnent encore à propos de la nov'politique 2.0 que Macron mènerait s'il était élu, le retour sur terre risque d'être violent s'il arrive au palais.

Alors si vous êtes de gauche, un peu, beaucoup ou à la folie et que vous n'êtes plus du tout certain que Macron soit la solution pour vous et pour le pays, je vous invite vivement à regarder ce que prévoit Benoît Hamon le vainqueur de la primaire à gauche. 

Les propositions de Benoît Hamon, au contraire de celles de Macron, sont disponibles en un clic de souris ici :






(par exemple un extrait - cliquez pour agrandir)






Lecture recommandée : 



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Blog politique à temps partiel. Ici pas de langue de bois ni de phrases creuses mais plutôt le poids des mots sans complaisance et le choc des photos pour illustrer. Enjoy

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