• "Si je viens à mourir pour les idées que j’ai défendues toute ma vie, je ne veux pas que vous pleuriez, ni que votre cœur tremble"
  • "Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde"
  • "A notre époque même une seule voix peut-être entendue partout dans le monde"
  • "Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres"
  • "Nous pouvons douter de tout, sauf de notre devoir d’être toujours au côté des humiliés qui luttent"
  • "Quand la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde"

La citation du dimanche [n°210] François Hollande #humour

« Il n’y a rien de plus terrible pour un soldat déjà anonyme que de mourir inconnu ».
« Je demande aux Français de ne pas aller dans les zones à risques parce que c’est dangereux ». 
« Il y a ceux qui n’attendent plus rien ; je fais en sorte de leur apporter ce qu’ils attendent ». 
« Il y a aussi le défi de la mondialisation, parce que le monde n’est pas facile, et parfois, il n’est pas gentil ».


François Hollande
Président de la République
Prix exceptionnel décerné par le jury du 

La radio des blogueurs saison 6, ici aussi

Voilà, comme chaque année depuis 2010 l'ami Laurent nous propose "La Radio de l'été des blogueurs" que tous les blogueurs ..... du monde entier peuvent alimenter de leurs morceaux choisis.


Cette année je propose à votre attention une séquence plutot soft.






En premier voici Michael Bublé qui a repris il y a quelques années un titre d'Elvis Presley, "Always in my mind".

La sensualité de sa voix, la lenteur du phrasé en font une superbe chanson que je vous propose en version "Live".



Mon second choix se porte aussi sur un morceau soft qui lui est issu de la bande originale d'un film qui a fait couler beaucoup d'encre, adaptation d'un livre best seller.

Voici donc "Eaned It" interprété par The Weeknd  du film "50 nuances de Grey"


Enfin, mon troisième choix se porte sur une interprétation d'anthologie de "3ème mouvement" de l'Eté des Quatre saisons de Vivaldi.

C'est Nigel Kennedy qui éclabousse de tout son talent "La Cidatelle de Carcassonne" durant l'été 2005, accompagné par "the Polish Chamber Orchestra", une pure merveille.




Bon été à toutes et tous.

La Grèce, sa dette et le référendum


Que dire sur un sujet tellement à la fois simple et compliqué.

D'un côté vous avez des Grecs saignés par l'austérité depuis de nombreuses années dans un pays entré dans la zone euro par effraction, en "maquillant ses comptes" pour faire moins peur et passer dans les fourches caudines des "critères de convergences".

Ainsi, entre 1997 et 1999, contrairement à ce que prétendait le gouvernement grec, le déficit grec n’était pas passé de 4% à 1,8%, mais de 6,6% à 3,4% et ne vous parle pas ici des "arrangements" de la banque Goldman Sachs pour limiter le montant de la dette grecque et présenter ainsi des comptes pour que la mariée soit belle pour son entrée dans la zone euro en 2001.

De l'autre côté vous avez des créanciers qui ont déjà fait cadeau à la Grèce de quelques 110 milliards d'euros en 2012 en effaçant partiellement la dette grecque et qui cette fois ci ne veulent plus faire de cadeau. Des créanciers qui veulent récupérer leur argent même si c'est au prix d'un maintien de l'austérité en Grèce dont à vrai dire il se moque bien.

Bref 14 ans après son entrée dans la zone euro et plus de 322 milliards de dettes accumulées plus tard (177% du PIB) voici les grecs devant un cas de conscience, faut-il dire oui ou non aux propositions de l'Eurogroup, le non entraînant de facto la sortie de la Grèce de la zone euro.

La Grèce est une "petit pays" tant démographique qu'économique, 11 millions d'habitants et un PIB qui ne pèse pas grand chose dans la zone Euro puisque qu'il s'établit à peu près à 2% de celui de la zone euro. Il est préférable pour ce pays de rester dans la zone euro me semble t-il.

Pour les créanciers, personnellement je ne comprends pas comment et pourquoi ils ne proposent pas une réorganisation de la dette avec fixation d'un nouvel échéancier et par conséquent un rééchelonnement des remboursements qui accompagneraient des mesures non austéritaires.

Au moment ou la reprise économique gagne enfin l'Europe, n'est-il pas temps d'être consensuel et de donner au peuple grec une nouvelle chance ?

Je crois que malheureusement l'Eurogroup a fait un choix qui est plus politique qu'économique, remarquez c'est logique puisque l'Europe est à majorité dirigée par la droite guidée par Angela Merkel.

J'aurais aimé que la France de François Hollande et Manuel Valls se démarque nettement de la position de Merkel et pense d'abord "au gens" plutôt qu'aux capitaux. Ah au fait Moscovici il fait quoi ? 

Un jour un homme politique à dit :


"la politique ça consiste à s'occuper des gens"   
Le Président de la République et le premier ministre feraient bien de s'inspirer de cette citation ..... d'Arnaud Montebourg.






Si la dette grecque n'est pas remboursée c'est par habitant :

- 691 € pour chaque allemand (81 millions d'habitants)
- 636 € pour chaque français (66 millions d'habitants)
- 616 € pour chaque italien (60 millions d'habitants)
- 510 € pour chaque espagnol (47 millions d'habitants)


Evidemment si l'on ramène cela au nombre de contribuables alors ces chiffres sont évidemment bien plus plus élevés puisque pour les français la dette grecque représenterait 1166 € par contribuable (36 millions de foyers fiscaux). 

Capitulation en rase campagne face aux violences des taxis

Nous vivons une époque formidable n'est-ce pas ? 

C'est l'été depuis quelques jours, la chaleur est là, les vacances approchent,  les femmes se découvrent, l'économie repart .... au ralenti, le soleil irradie notre beau pays, la mer est bleue, le rosé est au frais, les impôts vont baisser pour 9 millions de contribuables, bref la douceur d'un début d'été....

Mais pendant ce temps on assiste ici et là à des événements qui n'ont rien d'anecdotiques :

  • Les vilains américains espionnent les dirigeants de notre pays;
  • Les pauvres grecs vont être encore scandaleusement saignés pour satisfaire les grands argentiers du monde;
  • Hollande n'est pas vraiment aux côtés du peuple grec, malheureusement; 
  • Cambadélis dit une connerie tous les 2 jours, voire une par jour quand il est en forme;
  • Sarkozy se prend pour le roi du Maroc;
  • Agnès Saal a dépensé 400.000€ de frais de taxi en 7 ans, payés par nos impôts;
  • Le chômage grimpe toujours ( + de 6 millions d'inscrits à pôle emploi);
  • Valls nous annonce une loi Macron 2 (ou "à la con" c'est comme vous voulez) sans vraiment nous le dire tout en le disant;
  • On cherche encore le premier emploi du million promis par le Medef de Gattaz contre les 41 milliards de cadeaux de Hollande / Valls;
  • La Poste a encaissé 445 Ms € de CICE en 2014 tout en supprimant 4500 postes;
  • Mélenchon parle mais plus personne ne l'écoute;
  • Le PS a pris une nouvelle déculotté aux dernières municipales partielles;
  • Les marges des entreprises n'ont jamais été si élevées depuis 2011;
  • Montebourg fricote avec Jego sur l'autel du "Made in France";
  • Le PS et Les républicains ont présenté des structures de fonctionnement avec pléthore d’apparatchiks, organisations dignes toutes deux d'une armée mexicaine.
  • La croissance repart (+0,6% au 1er trimestre)
  • Après avoir joué les "tu vas voir ce que tu vas voir", comme d'habitude les centristes de l'UDI se couchent devant Sarkozy pour avoir de bonnes places lors des prochaines élections régionales;
  • Le vieux Le Pen rugit encore, mais pour combien de temps ? 
  • Les Balkany sont toujours en liberté;
  • François Delapierre, un vrai camarade engagé est malheureusement parti trop vite rejoindre Jaurès au paradis des gauchistes;
.... et puis voilà que soudain survient un "mouvement social" (comme on dit dans les milieux autorisés) organisé par les taxis qui luttent contre Uber, une société américaine qui développe son business partout dans le monde. 

En deux mots, cette boite, via une appli sur smartphone par exemple, vous met en relation avec un chauffeur et sa voiture pour vous transporter d'un point à un autre ..... mais manque de chance c'est le job des taxis qui ont le monopole, très coûteux pour eux, de ce transport de personnes.

C'est là que ça se corse car ces messieurs les taxis se sont transformés en violents personnages cassant et détruisant le bien d'autrui. Remarquez, c'est une habitude en France, souvenez vous des fameux "bonnets rouges" bretons qui ont saccagé, détruit, brûlé nombre de portiques écotaxe jusqu'à obtenir le retrait pur et simple du projet d'écotaxe pourtant nécessaire.

Je vous fais grâce des nombreux  agissements des agriculteurs qui là également sont des habitués des saccages de sous-préfectures, préfectures et autres bâtiments publics quand ils ne sont pas contents.


Imaginez un instant que les 6 millions de chômeurs relayés par les syndicats de salariés décident de faire la même chose ..... on appellerait alors cela .... une révolution .... tout simplement, mais nous n'en sommes pas là.

Dans le cas qui nous occupe, le gouvernement a été et est bien incapable d'avoir une position et de la tenir. Au moins à Paris, il n'y a pas assez de taxis dont certains préfèrent attendre 3 heures à l'aéroport Charles de Gaulle pour gagner 120 euros par course en direction de Paris. Alors face au monopole des taxis c'est la débandade, c'est un Waterloo gouvernemental, une capitulation en rase campagne devant les casseurs. 

Ah ça, pour limiter les droits des millions de salariés (loi Macron) là il n'y a pas de problème par contre pour résister à une poignée d'excités il n'y a plus personne à Matignon.

Alors le premier ministre peut bien jouer les gros bras devant les députés socialistes qui ne pensent pas comme lui lors de l'examen d'un projet de loi, devant l'épreuve, la vrai, devant l'adversité violente il recule.

Bon allez, je retourne dans ma grotte.

Bises chez vous.

Réforme bancaire : quand l'impétrant Hollande s'engageait envers Montebourg

Lors des primaires citoyennes, Arnaud Montebourg avait porté des idées neuves notamment sur la démondialisation, le contrôle des banques et la séparation des activités bancaires.

Entre les deux tours des primaires il avait envoyé "aux impétrants" une lettre avant le vote final du 16 octobre 2011. 

Pour vous rafraîchir la mémoire, et en ces temps où l'on parle de réalisations, d'accomplissements, d'engagements, de renoncements, je vous remets en tête, les engagements de François Hollande sur la partie loi bancaire et controle des marchés, à comparer avec la loi "Moscovici".

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Le 13 octobre 2011

Cher Arnaud,

......

Je veux d’abord te dire mon accord sur la nécessité de reprendre le contrôle politique du système financier.

Je veux faire en 2012 la réforme du fonctionnement des marchés financiers qui a été abandonnée en chemin par Nicolas Sarkozy. 

Ce n’est pas seulement une question de justice : c’est une question de survie de nos économies et de souveraineté préservée pour notre pays. Nous payons aujourd'hui le prix de cette inconséquence présidentielle puisque, depuis 2008, lorsque tous les gouvernements ont dû sauver de la faillite le système bancaire, très peu a été fait. 

Nicolas Sarkozy et les dirigeants des G20 successifs n’ont pas voulu changer les règles du jeu de la finance mondiale. La triste vérité, c’est que l’irrationalité et l’irresponsabilité du système financier sont en train de l'emporter.
 
Mes propositions pour reprendre le contrôle d’un système qui vacille sont souvent proches des tiennes. 

Comme toi, je considère que ce sont les responsables de la crise actuelle, c'est-à-dire les banques et le système financier, qui doivent en assumer les conséquences et non les contribuables. 

En particulier, je juge inacceptable que, dans la crise actuelle de la dette grecque, la contribution des banques privées et des assurances ne soit pas plus élevée. Les institutions financières doivent désormais payer pour sauver la Grèce comme les contribuables européens ont déjà payé pour elles en 2008. 

C'est une évidence pour une large majorité de nos compatriotes, mais la droite s'obstine à ne pas entendre ce message essentiel. Si j’étais élu Président de la République, aucun plan de sauvegarde du système bancaire, pour éviter une crise économique majeure, ne se ferait sans contrepartie. 

Je ferai en sorte que tout argent public apporté directement ou indirectement à une banque entraine automatiquement l’entrée au conseil d’administration de représentants de l’État, afin de procéder à une surveillance active du redressement de l’organisme bancaire, et ce, afin de protéger les intérêts des citoyens français. 

Que ce soit une avance du fonds de stabilité financière européen ou de l’Etat, dès lors que la puissance publique intervient, il faut une présence au capital avec droit de veto sur les décisions.

Ce droit de veto s'exercerait à quatre niveaux : le contrôle des décisions prises, les rémunérations, le rôle et l'activité des « traders », un certain nombre de placements financiers. Cette intervention publique doit induire une plus grande transparence bancaire, ce qui est une façon, parmi d’autres, de se prémunir contre les risques de nouvelles dérives.

Je propose également que les banques qui font des profits financent celles qui ont fait des pertes liées à la spéculation, par le biais d'un fonds de garantie entre les banques.

Dans cet esprit, il sera de ma responsabilité de faire en sorte que les banques reviennent à leur vrai métier : financer l'économie réelle, notamment les PME. 

Enfin, je propose d'interdire purement et simplement aux banques les activités spéculatives les plus risquées, qui ne contribuent pas au bien-être collectif, notamment les ventes à découvert. 

La séparation des banques de dépôts et des banques d'investissement est in fine la meilleure garantie que les banques cessent d'utiliser les comptes courants de leurs clients à des fins spéculatives.

Ceci vaut pour la France. Mais cela ne sera pas suffisant : nous devrons changer les règles du jeu de la finance mondiale. Je fais trois propositions précises :

Je propose d'interdire les pratiques de marché sans rapport direct avec l’économie réelle. Les produits dérivés, sur lesquels s’échangent aujourd’hui plusieurs centaines de fois le PIB mondial, ne devraient être autorisés que lorsqu’ils permettent à une entreprise de couvrir des besoins réels.

Je veux en finir avec la rente dont bénéficient actuellement les activités financières. Il faut taxer le secteur et ses rémunérations afin de les remettre à leur juste place. La taxe sur les transactions financières en sera l’instrument. 

Avec le Parti Socialiste Européen, nous exigerons son adoption au niveau européen en 2012. Si l’initiative était bloquée au niveau européen, nous continuerons d’avancer sans attendre avec tous les partenaires qui accepteraient de nous suivre. A l’Assemblée nationale, nous avons déjà engagé des travaux dans ce sens avec nos amis du SPD au Bundestag. 

Cette taxe devra porter sur tous les produits financiers, des échanges de titres (actions, obligations) aux produits dérivés, pour ne laisser aucun espace d’évitement aux acteurs financiers.

- Je veux également doter les autorités de régulation de vrais pouvoirs : face à des marchés mondiaux, nous ne pouvons nous en tenir à des réponses nationales. En Europe, il faut que l’Autorité européenne des marchés financiers devienne le gendarme unique de la bourse, de Londres à Paris en passant par Francfort. 

Et son champ d’action doit comprendre les assurances et les banques. Le système européen de surveillance financière (SESF) ne doit pas rester composé de trois autorités de surveillance européennes séparées : j'agirai au niveau européen pour une fusion en un seul organisme de l’Autorité bancaire européenne (ABE) avec l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP) et l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF). 

La finance est un tout. Cette séparation des organismes de contrôle revient à s’interdire d’emblée une intervention publique efficace. Surtout, j'agirai pour remettre en cause les directives européennes de déréglementation financière, en particulier la directive MIF. 

Dernier point qui, je le sais, te tient à cœur depuis longtemps : il est temps de mettre en place une procédure pénale visant l'évasion fiscale. C’est d'autant plus urgent que là aussi la France a pris du retard au cours des 10 dernières années. 

Des pays comme les États-Unis n'ont pas hésité à déployer un système coercitif puissant pour traquer leurs ressortissants qui trichent avec l'administration fiscale.

Dans le fond, la transparence est en matière financière la première arme indispensable à la lutte contre la spéculation et la rente financières, contre les abus et les évasions fiscales. 

Elle donne au législateur les moyens de savoir et de mieux prévenir. Elle permet de mieux s’armer pour inverser le rapport de force entre États et marchés financiers, au profit cette fois-ci des premiers......

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Alors à votre avis, renoncements ou pas de François Hollande sur certains points ?



Lettre réponse de Hollande à Montebourg (10/2011)