• "Si je viens à mourir pour les idées que j’ai défendues toute ma vie, je ne veux pas que vous pleuriez, ni que votre cœur tremble"
  • "Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde"
  • "A notre époque même une seule voix peut-être entendue partout dans le monde"
  • "Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres"
  • "Nous pouvons douter de tout, sauf de notre devoir d’être toujours au côté des humiliés qui luttent"
  • "Quand la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde"

Les chiffres du chômage font couiner les grincheux et pourtant ...

Depuis hier soir 18h et la publication des chiffres du chômage et, une fois l'effet de surprise passé, nous avons pu observer une contre-offensive généralisée allant de droite à gauche mettant en cause les chiffres ou tout du moins la baisse qui selon certains ne serait due qu'aux nombre de stagiaires sortis des statistiques ainsi que des radiations.

N'ayant pas de religion en la matière et pour remettre tout ça à l'endroit et essayer d'y mettre un peu d'objectivité, j'ai exhumé la note de la DARES publiée hier en me focalisant surtout sur les motifs des sorties et l'évolution dans la durée pour vérifier si oui ou non ce phénomène ne serait que passager.

Par conséquent pour expliquer tout cela je vais le faire avec des graphiques, visuellement plus parlant que du texte. Attention ils portent sur les catégories A,B,C et pas uniquement la A qui a baissé de 60.000 chômeurs.

Nous commençons par les sorties dues à une reprise d'emploi et l'on constate une courbe qui progressivement remonte continuellement depuis mi 2015. De ce point de vue il est donc clair que la situation s'améliore depuis maintenant 9 mois, c'est incontestable (évolution de 15,1% en un an)


Nous poursuivons par les sorties dues aux entrées en stage des chômeurs et constatons que depuis mi-2011 la courbe progresse sensiblement et depuis juillet 2013 elle rejoint le plus haut de 2007 (évolution de +10,6% en un an).

Mais c'est un choix politique de gauche consistant à payer de la formation aux personnes à la recherche d'un emploi de façon à mieux les aider ensuite dans la recherche d'un emploi en accroissant leur formation et savoir faire. A mes yeux il n'y a rien de choquant à le faire si cela permet aux chômeurs de retrouver un job. Et puis quand on est en stage, on se forme et donc on n'est pas à la recherche d'un emploi.

Alors il faut savoir ce que l'on veut, soit on ne fait rien et les chômeurs restent sans emploi, soit on les forme davantage pour leur donner des meilleures chances de trouver un job et on se fout alors qu'ils sortent des statistiques des catégories A ou B ou C.

Mais les grincheux diront quand même que cela fausse les statistiques du chômage, c'est parfaitement inexact puisque ces personnes en stage sont toujours dans les statistiques mais ont changé de catégorie, on les retrouve, si j'ose dire, dans la catégorie D. Sachant que le nombre d'inscrits en catégorie D diminue de 0,1 % (–0,4 % sur trois mois) 

Ensuite, regardons les sorties dues aux radiations, cette fois la courbe n'est pas régulière et à sa lecture on constate que le niveau des radiations du 1er trimestre revient à celui plus bas connu en moyenne entre mars 2009 et janvier 2013. Par conséquent nul besoin de grimper aux rideaux et de s'en offusquer (évolution en un an de -2,2%).


Passons maintenant au défaut d'actualisation pour constater une évolution continue depuis mi-2011 avec une accentuation certaine depuis juillet 2015, (évolution sur 1 an de 9,3% ce qui n'a rien d'extraordinaire) c'est ici que se trouve le gros "des troupes" (44% des sorties). 




Pour terminer avec les sorties voici la courbe de l'ensemble, le cumul des sorties du chômage n'a jamais été aussi élevé, là encore c'est net et sans bavure.

Voici le tableau général avec les "volumes" par motif de sortie (cliquez pour l'agrandir). Sur trois mois, les sorties pour reprise d'emploi déclarée (+1,4 %), entrée en stage (+9,3 %), arrêt de recherche (+1,0 %), cessation d'inscription pour défaut d'actualisation (+8,3 %), radiation administrative (+2,3 %) et autre cas (+0,7 %) sont toutes en hausse.


Ma conclusion est autant simple que limpide, résumer que la baisse du chômage comme certains le font serait due uniquement aux entrées en stages et autres motifs de sorties n'est pas vraiment exact, pour autant il n'y a pas non plus de quoi faire des cocorico même si cette baisse de 60.000 est une première depuis de nombreuses années (septembre 2000). Laissons du temps au temps et si cette tendance se confirme alors on en reparlera.

En bonus le tableau général :




illustration : agence Ide



Ne manquez pas la grande soirée hollandaise "Hé oh la Loose"


Ce soir c'est la big soirée "Hé oh la gauche" des Hollandais bon teint qui ne savent plus comment et quoi faire pour sauver Hollande du séisme annoncé de mai 2017. 

Lors ce meeting avec Stéphane Le Foll en monsieur loyal, vous aurez quelques ministres mais pas Macron, les suceurs comme Placé, Cosse et Baylet seront bien évidemment de la fête, les gentils députés sont annoncés, mais pas "les frondeurs", faut pas déconner quand même ils ne manquerait plus qu'ils soient là, donc ils n'ont même pas été invités, et enfin des militants PS acquis à la cause garniront les 300 sièges de la salle, en mode Coréens du nord obligés d'applaudir quand on leur demande ou quand le guide suprême est là.

Vous aurez noté que pour une réunion politique appelée pompeusement "Hé oh la gauche", cette dernière se limite aux seuls "hollandais" et amis de Valls par contre la gauche qui va de Mélenchon à Laurent en passant par Duflot, Montebourg, Hamon, Lienemann, Aubry et d'autres encore ne sera pas présente. 

Donc les participants vont se congratuler, se féliciter, se taper dans le dos et se dire "ça va mieux" en chœur. 

C'est beau et grand, assurément :-)

Bref voilà une grande soirée d'entre soi qui ne servira à rien. 



Dessin : Placide

Quand Pierre Gattaz promettait 1 million d'emplois en 5 ans



Sachant que Pierre Gattaz a promis le 10 octobre 2013, notamment au micro d'RTL, la création d'un million d'emplois sous 5 ans et que 140 000 emplois auraient été créés entre 2012 et 2014 (à lire ici), combien en reste t'il à créer par les 750 000 entreprises adhérentes au Medef d'ici fin 2018, fin du délai fixé par Gattaz lui-même  ?

Vous avez 2 heures !  .... attention c'est super difficile :-)

2015 : ?
2016 : ?
2017 : ?
2018 : ?



Ah au fait, pour les septiques et Gattaz lui-même qui jure ses grands dieux n'avoir pas fait cette promesse, je place dans ce billet, en bonus, un extrait du texte du Medef que vous trouverez à la page 8 du document intitulé "Pacte de responsabilité - Mobilisation pour créer 1 million d'emplois" (lien en cliquant sur l'image ci-dessous). 


L'engagement du Medef y est limpide !


"Le MEDEF a salué positivement le Pacte de responsabilité lancé par le Président de la République lors de ses vœux aux Français. Dans la situation actuelle de notre pays, il est désormais indispensable que tous les partenaires économiques et sociaux prennent chacun leurs responsabilités dans les domaines qui sont les leurs.

Le MEDEF, ses adhérents (80 fédérations professionnelles, 120 MEDEF territoriaux) et les 750 000 entreprises qu’il représente (TPE, PME, ETI, grands groupes) sont prêts à s’engager dans la bataille pour la création d’emplois dans notre pays dans le cadre mentionné par le Président de la République. Ils se sont fixés comme objectif de créer un million d’emplois en 5 ans si les réformes nécessaires sont enfin mises en œuvre. 

 Un objectif à 5 ans. 

Il convient néanmoins de rappeler que s’engager dans une véritable démarche de création d’emplois nécessitera des années d’efforts constants, résolus et cohérents. Elle découlera d’une dynamique permettant de redonner aux entreprises les deux conditions de la croissance : la Compétitivité et la Confiance"

(cliquez sur l'image pour lire les 25 engagements du Medef)


Petit rappel pour les mémoires patronales de poisson rouge, le CICE c'est 108 milliards en 6 ans ... (à lire ici : Savez-vous combien coûte l'aide aux entreprises via le CICE et les autres exonérations ?)


.... et les exonérations de cotisations sociales c'est 270 milliards pour les 10 dernières années 










Projet Juppé 2017 décortiqué : le rêve d'un gentil Juppé n'est qu'un mirage

Il y a quelques temps j'ai parlé ici même dans ce blog, du projet de Nicolas Sarkozy pour 2017 (billet à relire ici "Le programme économique de Sarkozy, du sang et des larmes annoncés"). Il y a plus de 2 ans j'avais aussi abordé le projet tout aussi terrible de Fillon (billet à relire ici : "Le projet de Fillon ? Sans surprise, de droite et sarkozyste")

Par conséquent et pour continuer le panorama des solutions économiques, ou pas, proposées par les candidats de la primaire à droite voici "un recensement" des "idées" d'Alain Juppé qui serait devenu la coqueluche d'une certaine partie des électeurs (23% des électeurs de Hollande)  qui, ne voulant plus de Hollande, se découvrent une passion pour "la nouveauté" d'un Juppé de 70 ans qui serait un tranquille retraité partout ailleurs dans 99,999% des familles françaises .... mais pas en politique.

Vous allez voir que ses "solutions" sont, peu ou prou, celles de ses comparses de "les Républicains" même s'il aime à jouer le rôle du père tranquille il n'en demeure pas moins que son projet n'est pas, lui aussi, un long fleuve tranquille pour les Français même si l'on y retrouve quelques idées intéressantes. C'est bien un projet marqué à droite, assurément : 

- Rendre les allocations chômage dégressives à partir de 12 mois;

- Relever l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans;

- Suppression du compte pénibilité;

- Sortir des 35 heures : porter la durée de référence du travail à 39 heures, permettant ainsi aux entreprises de négocier en fonction de leurs besoins;

- Suppression  de toute charge sociale au niveau du SMIC, pour permettre le retour vers l’emploi des moins qualifiés;

- Plafonner les revenus d’assistance pour que le travail soit toujours plus rémunérateur que l’inactivité; 

- Fin des emplois aidés et réorientation des moyens de financement vers le soutien à l’apprentissage;

- Réalisation de 100 milliards d'euros d'économies en 5 ans;

- Réduction des dépenses publiques à 52-53% du PIB d'ici 2022 puis à 50% du PIB dans 10 ans;

- Réforme du contrat de travail pour faciliter le recrutement;

- Travail du dimanche : Aller plus loin que l’actuelle loi Macron pour créer des emplois;

- Ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite;

- Rétablissement d’au moins un jour de carence des fonctionnaires;

- Allègement massif des contraintes imposées aux entreprises franchissant les seuils des 10 et 50 salariés;

- Renforcer les allègements de charge pour arriver à un « zéro charge » au niveau du Smic;

- Suppression de l'ISF;

- Allègement de  la taxation sur les dividendes et les plus-values des entreprises;

- Ramener le taux de l’impôt sur les sociétés vers la moyenne européenne;

- Suppression des commissions paritaires régionales, instituées par la loi Rebsamen sur le dialogue social, pour toutes les PME de moins de 10 salariés;

- En cas d’échec du dialogue social, permettre aux salariés de se prononcer,  à la demande du chef d’entreprise, au travers d’un référendum qui s’imposerait aux syndicats;

- Redéployer 4500 policiers et gendarmes sur le terrain grâce à des personnels civils qui déchargeront les policiers et gendarmes des tâches administratives;

- Maintenir le budget de l’Éducation nationale à son niveau actuel, (65 milliards d’euros);

- Concentrer les moyens sur les classes de maternelle et de CP en redéployant à leur profit des moyens du second degré;

- Augmenter de 10 %, dès 2017, les salaires des enseignants du premier degré en contrepartie : renforcer la présence des enseignants dans l’établissement (pour corriger les copies et recevoir les élèves et leurs parents);

- Enrichir la formation des enseignants du premier degré en mettant l’accent sur les mécanismes d’apprentissage linguistique;

- Rétablir la loi Ciotti sur l’absentéisme scolaire pour permettre la suspension des allocations familiales aux parents d’enfants absentéistes;

- Recruter dans les crèches des animateurs linguistiques pour habituer tous les enfants à parler et à entendre une langue soutenue;

- Améliorer la formation initiale des enseignants en insistant sur la gestion de classe et en renforçant le rôle des enseignants tuteurs;

- Création d’un « pôle d’expérimentation » relatif à l’exploitation du gaz de schiste;

- Réformer profondément l’AME (Aide Médicale d'Etat) pour la limiter aux cas d’urgence et lutter contre le tourisme médical;

- Création d'une allocation sociale unique, plafonnée en dessous du salaire minimum;

- Suppression des réductions automatiques de peine de prison;

- Suppression des peines de substitution (bracelet électronique…) pour les peines supérieures à 1 an de prison (6 mois pour un récidiviste);

- Rétablissement des peines de prison plancher; 

- Construction de 10.000 places de prison sur le quinquennat;

- Création d'une police pénitentiaire chargée d’assurer le renseignement contre les trafics et la radicalisation des détenus;

- Sanctuariser les 9 milliards d'euros par an de la PAC pour la France;

- Confier l’ensemble de la formation professionnelle (lycées professionnels) et de l’apprentissage aux régions;

- Réduire substantiellement le coût de l’apprentissage pour les entreprises et simplifier le contrat d’apprentissage;

- Rapprocher la formation professionnelle et l’apprentissage, notamment entre les centres de formation d’apprentis (CFA) et les lycées professionnels;

- Mieux adapter les formations aux besoins des entreprises et réduire le nombre de CAP et de baccalauréats professionnels (215 spécialités de CAP, 50 spécialités de BEP et 63 spécialités de baccalauréat aujourd’hui);

- Cumul des mandats : pour une formule réaliste et pas systématique. Ainsi, le cumul peut être autorisé pour le maire d'une petite ville, mais pas forcément pour celui d'une grande; 

- Faire voter chaque année par le Parlement un plafond d’immigration, une répartition par type d’immigration (% étudiant, % travail et % regroupement familial) et la mise en place d’un système par point qui permette de déterminer le profil des étrangers dont nos universités, ou notre économie, ont besoin.

- Autoriser le placement des familles en rétention administrative en supprimant la «circulaire Valls ».


Je vais m'arrêter là car d'une part le projet ne semble pas encore bien ficelé en ce qui concerne l'économie et le social (rien pour l'instant à propos de l'impôt sur les revenus) et d'autre part il reste encore quelques mois avant d'être fixé sur la totalité du projet, sachant que le 11 mai Juppé doit publier un opus sur le volet économique.

En attendant j'espère que ce premier recensement vous aura permis de vous donner une idée des voeux et souhaits de Juppé, je pense que comme moi vous aurez noté que si d'aventure il devait être élu, l'orientation de sa politique pencherait nettement à droite et il ne ferait pas du social sa priorité, loin s'en faut. Nous serions alors partis pour un quinquennat de reculs sociaux sans précédent, la loi Macron à côté c'est de la rigolade, si j'ose dire.

Malgré toutes ses imperfections, ses renoncements, ses cadeaux au patronat sans contreparties, sa loi Macron, son projet, mort né, de déchéance de la nationalité, ses choix économiques bien trop favorables à l'offre sans véritablement de relance de la demande, etc ... on peut se dire que tout compte fait Hollande et sa politique de centre gauche est bien préférable au projet de Juppé ... ça va mieux nous dit-on.

Mais avant l'élection de 2017 Juppé comme Hollande devront en passer par une primaire ouverte à droite pour l'un à gauche pour l'autre. J'espère simplement que Cambadélis et le PS ne nous feront pas une entourloupette pour la primaire à gauche.

A la prochaine fois si vous le voulez bien.





Macron plagieur, recycle les vieilles idées de Bayrou

Tout est dit dans le titre, Emmanuel Macron que la presse veut nous faire passer pour "un moderne" ne fait que copier-coller ce que François Bayrou répète inlassablement depuis 2005 au moins, sans pour autant avoir du succès auprès des Français lorsqu'il s'agit de passer au concret que sont les échéances électorales.

Ces idées là plaisent dans les discussions au bistrot, en famille ou à la machine à café dans les entreprises mais c'est tout ....

Faire du neuf avec du vieux voilà le crédo d'un Macron sans aucune idée nouvelle que celles, anciennes, qu'il pique à Bayrou !

Sur le fond il est clair qu'être de gauche ou de droite n'est évidemment pas la même chose, j'en veux pour preuve le bilan de Sarkozy et ses projets (lire "Le programme économique de Sarkozy, du sang et des larmes annoncés") ainsi que ceux des candidats de la primaire à droite. 

C'est bien pour cela que le clivage droite-gauche existe ... et pour longtemps encore, n'en déplaise à Macron et à Bayrou.

Qu'il retourne à son job de gérant associé chez Rothschild et Cie ça serait mieux pour lui et surtout pour nous. 







illustration : Delirius



Macron : ni gauche ni droite, bien au contraire

Je pensais que Macron avec sa tête de premier de la classe était un homme sérieux qui avait des convictions politiques affirmées sans pour autant nous faire un numéro burlesque car le vaudeville c'est Feydeau mais pas Macron. 

Oui mais voilà que la grosse blague de la semaine c'est qu'il vient de créer un mouvement politique qui serait "ni à gauche ni à droite". Il serait sans doute donc au centre, cette variation molle de la droite comme disait Mitterrand ? A moins que ce ne soit un parti libéral ? 

Franchement est-ce bien raisonnable ? C'est véritablement du grand guignol ! 

D'ailleurs les réactions enthousiastes de la droite et du Medef n'ont pas tardé, ils sont heureux les bougres ! 






Et après, comment voulez vous que les Français s'y retrouvent, entre : 

  • des ex-écolos arrivistes suçant du socialiste pour être ministre; 
  • un banquier d'affaires chez Rothschild & Cie devenu ministre dans un gouvernement de gauche et maintenant fondateur d'un mouvement politique; 
  • un premier ministre qui veut casser le code du travail;
  • un leader de parti de droite mis en examen plusieurs fois; 
  • un candidat à la primaire à droite et ayant des chances de la gagner, jadis condamné par la justice à une peine d’inéligibilité de 10 ans dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris, peine ramenée en appel à 1 an; 
  • des centristes inaudibles et éclatés en deux mais au comportement de toutou à sa mémère car toujours disponibles pour prendre un strapontin laissé par Les Républicains; 
  • une primaire à droite à plus de 10 candidats;
  • un parti socialiste qui perd ses militants et ou ça gronde dans les sections;
  • une gauche d'opposition ou communistes et parti de gauche se tirent la bourre à qui mieux mieux ;
  • to be continued 

Comment s'étonner qu'une partie des électeurs se jettent dans les bras de la peste nationaliste ?

On vous aura prévenu ....




La citation du dimanche [n°239] Le Commandant Massoud et l'islam

"...Tous ensemble, nous devons réinventer un mode de vie, entre spiritualité et modernité, qui puisse apparaitre à jamais comme facteur d’un très romantique renouveau démocratique. 

Un renouveau en phase avec les aspirations de nos peuples et non pas seulement en concordance avec les désirs néocolonialistes de quelques puissances ex-coloniales.

En préambule grâce à mon message, je vous ai dit en évoquant le nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux : « j’ose encore ». Ce qui dans mon esprit signifie qu’il m’importe en tant que musulman de redonner à nos croyances spirituelles, à notre sainte Religion, la juste et divine dimension qui est la sienne. 

Avec son humanisme, sa poésie, sa rigueur et sa fantaisie, et même son indéniable modernité. Car l’islam ce n’est pas les talibans. Pas plus que les intégristes terroristes de ces organisations mafieuses qui, de Jolo à Blida, tentent de faire croire aux occidentaux qu’ils rackettent et assassinent au nom de Dieu. 

A ces assassins, à ces criminels, à ces traitres, à ces barbares, je dénie toute référence à Dieu. Ils sont au contraire l’envers obscur de notre religion. Son contraire et sa négation totale.

L’islam n’a rien à voir avec les assassins d’enfants et de femmes. L’islam n’a rien à voir avec le refus du droit des femmes à occuper leur juste place dans la société. Contrairement à ce que professent les talibans et leur führers mollah Omar ou cheik Oussama Ben Laden, le Coran n’est pas Mein Kampf ! 

Personnellement, je dénonce, au nom de Dieu et de l’intelligence, le complot international qui vise à imposer une si fausse image de l’islam. Bien trop souvent, malheureusement, avec le soutien d’intellectuels occidentaux abusés ou manipulés. 

Que de fautes mortelles ne commet-on pas en vertu de la démocratie appliquée aux pires ennemis de la démocratie. Chez nous, musulmans, en engageant le dialogue républicain avec des fous ; chez vous, occidentaux, en permettant l’accès à la représentation démocratique et aux médias de nostalgiques du fascisme, du nazisme ou du stalinisme....." 




Ahmad Shah Massoud (2 septembre 1953 - 9 septembre 2001) 
dit "le Commandant Massoud" et "le Lion du Panjshir"

Le 9 octobre 2000. Depuis la vallée du Panshir
Extrait du message de Massoud 
à l’occasion de la Biennale de Venise 2000
confié à l’écrivain Salvatore Lombardo
(tiré du livre "Sur les traces de Massoud")


Déchéance de la nationalité : histoire d'une affaire politicienne à droite comme à gauche


La droite :

- Bon, Hollande va sur notre terrain et c'est excellent mais on ne peut pas le laisser s'approprier nos idées, ce ne sont pas des idées socialistes.

- L'idée est de discuter, échanger, amender si nécessaire le projet de loi à l'Assemblée Nationale puis de voter le texte puisque le président de LR, Nicolas Sarkozy a dit qu'on le voterait.

- Un fois voté ce projet de loi va au Sénat et là on prend Hollande à son propre jeu en ne voulant pas du texte qui n'est pas conforme à ses intentions premières puisque dans son allocution au congrès il nous a parlé de la déchéance de nationalité pour les bi-nationaux.

- Donc vous les sénateurs LR vous ne voterez pas le texte pourtant voté par nos députés LR à l'Assemblé Nationale, c'est étrange mais c'est comme ça.

- Après cette séance il faudra que l'on s'agite dans les médias en insistant sur la faute de Hollande, ce n'est pas de notre faute s'il a changé d'avis, et hop le tour est joué.

- Quand on reviendra au pouvoir, on pourra faire nous même cette modification de la constitution et en tirer tous les bénéfices auprès des Français puisqu'ils y sont favorables.

************************************

La gauche de gouvernement :

- Voilà compte tenu des événements, il faut un geste fort et prévoir la déchéance de la nationalité dans la constitution même si l'on sait, nous à gauche, que ça ne changera pas grand chose, c'est la symbolique de la mesure qui est intéressante vis à vis de Français qui y sont favorables. On peut en tirer un bénéfice dans l'opinion.

- Il faut élargir cette mesure à tous les citoyens et pas seulement les bi-nationaux pour ne pas apparaître comme ceux qui stigmatisent une partie de la population, ça passera mieux comme ça, d'ailleurs Sarkozy est d'accord.

- Alors voilà, comme on le pressentait les frondeurs et quelques autres sont opposés à ce projet de loi mais on s'en fout car la droite va le voter et c'est important que l'on réussisse ce coup politique d'unifier la représentation parlementaire droite + gauche.

- Bon le texte est voté à l'AN mais les sénateurs nous font un caca nerveux ils ne veulent pas de cette version du texte, ils veulent que ça ne concerne que les bi-nationaux. Merde on va se faire avoir par Sarkozy et la droite, si notre texte n'est pas adopté c'est mort.

- C'est la cata, le Président est obligé de renoncer à ce projet, on va en prendre plein la tête dans la presse, à nous d'insister et de dire que c'est à cause de la droite car ils ont refusé au Sénat ce qu'ils ont voté auparavant à l'Assemblée Nationale.


Fin du game



Nota : Ce que vous venez de lire est sans doute à peu de chose près ce qui s'est déroulé. En politique tout est calcul politicien pour tirer profit d'une décision, d'un propos, d'un vote, d'une attitude. 

Consternant n'est-ce pas ?