Vacances à Labeaume en Ardèche

Voilà, ma semaine de vacances familiales dans l'Ardèche se termine, je vous donne un petit aperçu de Labeaume, village classé "village de caractère", où mes racines sont bien ancrées puisque mes ancêtres vécurent ici au moins depuis 1730 (mes recherches généalogiques sont à poursuivre).

Description : Ancienne co-seigneurie des Sampzon au XIIe. Érigé en comté pour François de la Beaume au XVIIe. 

Préhistoire, antiquité: Site de l'Abeille d'une dizaine d'hectares sur lequel s'étend une nécropole préhistorique sur lequel une trentaine de Dolmens ont été repérés. 

Architecture : Vieux village pittoresque aux ruelles étroites. Vestiges de l'ancien château Église XIVe.

Curiosités : Maisons accrochées aux rochers dans les gorges de la Beaume.

Voici quelques photos de la beauté du site :

(cliquez pour agrandir les photos)







La citation du dimanche [n°173] - Mahatma Gandhi

"Soyez le chan­ge­ment que vous vou­lez voir dans le monde."


Gandhi

Chiche ! Et si Gattaz vivait avec moins de 1130 euros net par mois ?

Chacun sait que Pierre Gattaz est l'ami des salariés en Chine, au Mexique, en Inde notamment où son entreprise, Radiall, a installé des sites de production. 

A l'exception notable des Etats-Unis, Radiall est installé dans des pays où la main d'oeuvre à l'absence de norme sociale et de droits élémentaires ainsi que les bas coûts salariaux sont la règle.

Alors évidemment quand hier le big boss des patrons fait une sortie sur le SMIC "qui serait un problème" nul besoin d'être étonné ou surpris et encore moins de pousser la réflexion bien loin. 

Il s'agit simplement de constater que Gattaz père et fils ont délocalisé leur production en Chine, au Mexique et en Inde parce que les coûts de production locaux sont infiniment inférieurs à ceux en vigueur en France et que les droits sociaux y sont inexistants, et forcément, cela donne des idées au fiston patron du Medef depuis l'été dernier.

Rappelez vous aussi que le patron du Medef est le monsieur toujours plus du patronat.

  • Le gouvernement donne 20 milliards de CICE et il dit que ce n'est pas assez.
  • Valls ajoute 10 milliards d'exonération de charges et ça ne lui suffit toujours pas.
Donc hier il suggère tout simplement d'avoir "temporairement un système permettant la première année, pour un jeune ou quelqu’un qui ne trouve pas de travail, de rentrer dans l’entreprise de façon transitoire avec un salaire adapté qui ne serait pas forcément le salaire du SMIC "....... "Il faut juste étudier ce sujet sans aucun dogme et sans revenir à toutes les péripéties précédentes et ont peut revenir à 1914 en 1939, je crois qu'il faut du courage pour voir comment le monde bouge aujourd'hui."




Chacun aura compris que Gattaz veut importer en France les salariés à bas coûts tels qu'il les connait dans son entreprise en méconnaissant totalement plus d'un siècle de luttes sociales qui ont permis aux Français d'obtenir des droits sociaux, des normes réglementaires, des protections par la loi comme nulle par ailleurs. C'est cela la France Monsieur Gattaz, méconnaître son histoire sociale est une grave erreur d'appréciation.

Par le passé certains dirigeants politiques de droite se sont essayés à avoir des idées saugrenues de la sorte (CPE) et on a vu qu'ils ont du abandonner en rase campagne leurs funestes projets sous pression de la jeunesse qui ne voulait pas et ne veut toujours pas devenir les esclaves du Medef des temps modernes.

Monsieur Gattaz, ce n'est pas en abaissant le montant du Smic que des emplois seront créés mais en conquérant des marchés qui donnent de l'activité aux entreprises.

Alors lançons un défi à Pierre Gattaz

Demandons lui de vivre pendant 1 an comme un jeune qu'il veut sous-payer et : 

  • de percevoir un salaire inférieur au SMIC net de 1130 euros (environ), 
  • de se loger et payer un loyer, 
  • d'équiper son logement en mobilier et électroménager
  • de se nourrir, 
  • d'acheter une voiture
  • de sortir avec ses ami(e)s
  • d'avoir des loisirs, 
  • de partir en vacances
On fait un point d'étape tous les 3 mois pour constater du niveau de vie et de la façon de la vivre........ personnellement je connais dès à présent le résultat.

Pierre Gattaz, fait notable, ne fait pas l'unanimité chez les patrons.



En bonus les chiffres clés du SMIC



Les priorités de Valls : beaucoup pour les entreprises et peu pour les autres

Voilà, comme de coutume le nouveau premier ministre à fait son discours de politique générale qui aussi comme d'habitude a été "validé" par sa majorité à l'exception des "gauchistes" du PS et de quelques écolos vert de rage.

Je ne vais évidemment pas dans ce billet, vous détailler par le menu détail l'ensemble des annonces (la presse aime bien les annonces, elle s'en nourrit pour quelques jours et semaines) d'autres le font et le feront mieux que moi.

Non, je vais cibler mon propos sur le volet financier des annonces - promesses de Manuel Valls le Catalan et je ne manque évidemment pas d'être surpris du déséquilibre existant entre les cadeaux au patronat et l'embryon d'introduction de justice sociale envers les plus démunis et les salariés.

D'un côté la politique de l'offre est dopée de 30 milliards, de l'autre, la politique de la demande est 6 fois moins stimulée par 5 milliards.

Mais rendons justice quand même à Manuel Valls, dans ces 30 milliards le CICE de 20 milliards est intégré, par conséquent, "les annonces nouvelles de Valls" sont plus équilibrées puisque il fait cadeau de 10 milliards aux entreprises et redonne 5 milliards au moins aisés. Par contre pour les autres, rien, nada, nothing, nichts. 

Comment et pourquoi ?

Pour les entreprises, la grosse novation, à mes yeux, est l'exonération totale de charge patronale pour les salaires payés au SMIC puisque dans le cadre du "pacte de responsabilité", les cotisations patronales à l'Urssaf (assurance maladie) seront supprimées au 1er janvier 2015 (4,5 milliards d'euros). Mais attention, les entreprises devront régler quand même des cotisations d’assurance-chômage et de retraite complémentaire (entre 11 % et 12,5 %)

Ainsi donc, comme j'ai mauvais esprit, si je deviens employeur au 1er janvier 2015, je recruterai un maximum de salariés au Smic pour qu'ils ne me coûtent pas un rond en charge patronale Urssaf, elle n'est pas belle la vie, hein  ? 

Mais évidemment on sait tous que les employeurs n'ont pas mauvais esprit comme moi et ne chassent pas les exonérations de charges sociales et fiscales.

Par ailleurs pour les salaires jusqu'à 3 fois 1/2 le Smic, (plus de 90% des salariés), les cotisations famille seront abaissées de 1,8 point au 1er janvier 2016 (4,5 milliards d'euros)

Ajoutons que dans sa grande bonté Manuel Valls abaisse le taux d'imposition à l'IS (impôt sur les bénéfices des sociétés) qui de 33%1/3 passera à 28% d'ici 2020.

Au total donc les amis du Medef et de la CGPME vont se voir gratifiés d'une trentaine de milliards et davantage encore avec la baisse de l'IS. 

Pour les salariés, et moins aisés d'abord Valls s'est aperçu des conneries de Moscovici et Ayrault en matière d'imposition sur les revenus qui a vu 2 millions de nouveaux contribuables très modestes fiscalisés "grâce" ou "à cause" de la gauche. C'est une vrai honte !

Ceux-là, verront, sans doute via une décote, leur IRPP réduit pour gommer l'effet néfaste de la réforme Moscovici.

Pour les salariés payés au SMIC et jusqu'à 1,3 fois le SMIC , Manuel Valls va leur donner une bouffée d'oxygène en allégeant les cotisations salariales, à dû concurrence de 500 euros nets par an pour un SMIC et de manière proportionnel jusqu'à 1,3 Smic.

Au final

Sans augmenter le Smic, Manuel Valls redonne du pouvoir d'achat aux 1,9 millions de salariés payés au Smic en France en allégeant les cotisations sociales. C'est une mesure qui à mes yeux est satisfaisante mais insuffisante, je pense en effet qu'il aurait pu pousser jusqu'à 2,5 Smic pour ainsi concerner les classes moyennes.

Il redonne aussi du pouvoir d'achat au 2 millions de contribuables nouvellement fiscalisés par Ayrault-Moscovici mais, ce n'est là que rétablir une situation préexistante.

Quant aux entreprises, il est clair que de ne plus avoir aucune charge patronale sur le Smic est pour eux fantastique, ils ne pourront plus couiner tous les 4 matins prétextant le trop de charges pour ne pas embaucher.

Au final je perçois ces annonces comme un geste fort vers les entreprises et un léger mieux pour les moins payés des salariés pour autant cela me semble bien insuffisant, on n'est pas riche en gagnant 2 fois le Smic.

La gauche attendra donc encore...... comme souvent.


Montebourg, le gouvernement Valls ? : « Ça a de la gueule ! »


Selon Arnaud Montebourg, le gouvernement Valls ça a de la gueule !

Qu'on se le dise.









Ségo is back !

Ségolène Royal est donc ministre, enfin.

J'ai fait un bout de chemin avec elle de 2006 à 2010 à DA et j'étais de ceux, pas nombreux, présents à Melle lors de son retour en août 2007 après la présidentielle perdue.

C'est une chouette femme et de grande valeur et je suis content de son retour au premier plan.



Un gouvernement, une image

Et voici le gouvernement Valls en une seule image.


EELV : les idiots du village global


Il y avait un bon moment que je trouvais les écologistes dans leur ensemble plus "professionnels en politique", plus responsables, plus sérieux et compétents notamment en économie et d'ailleurs j'en avais parlé avec une amie écologiste et un responsable national d'EELV.

Tellement il me semblait qu'ils avaient changé, invité, je me suis rendu au dernier meeting de campagne du 1er tour de EELV dans le 20ème arrondissement de Paris. Et ce que j'ai pu observer et entendre n'a fait que confirmer ma perception première, les écologistes avaient changé puisque j'ai assisté à un ensemble de discours et d'interventions parfaitement de grande qualité.

Mais hier mardi, alors qu'il s'agit d'intégrer le nouveau gouvernement, voilà que EELV décide de ne pas en faire partie. Je crois là que l'on atteint le sommet de l’imbécillité politique quand on sait que le 1er ministre Manuel Valls leur donnait des garanties et le ministère de l'écologie.

La patronne du parti vert Emmanuelle Cosse ne déclare-t-elle pas dans le Monde :
"Sa proposition était solide et correcte. Il a fait la proposition que François Hollande ne nous a pas faite en 2012. Manuel Valls veut réussir comme premier ministre et il souhaitait que l'on rentre dans ce gouvernement. Mais ce que nous disons aujourd'hui, c'est qu'avant de prendre des postes nous attendons des actes. Sur les questions de transition énergétique, il nous a dit ce matin des choses très fortes, mais on ne peut pas oublier les deux ans passés d'une expérience gouvernementale qui a eu des hauts et des bas"
Alors je ne comprends pas bien ou alors trop bien cette position qui n'est en réalité que celle de Cécile Duflot et de ses soutiens au sein du parti écologiste. 

Le jeu politicien de EELV pouvant être de s'éloigner un maximum du PS quand cela va mal et à l'approche des élections européennes c'est sans doute préférable pour eux. 

Mais ils oublient que tous les élus nationaux EELV ne sont là que parce qu'une alliance d'arrière boutique avait été négociée par Placé avec Aubry à l'époque en charge du PS. L'oublier serait une faute grave. Alors quand l'apparatchik Placé, sénateur par la grâce d'Aubry, donne des leçons, lui qui n'a jamais été élu sur son nom, c'est assez risible et comique.

Mais au sein de EELV il y a bien heureusement des personnes qui restent sensées et ne sont pas tous de l'avis de Duflot et ses amis :




Le sens politique d'EELV est donc juste limité à obtenir du PS des places sur les listes électives quand le PS est fort, et le quitter quand il est en difficulté. On ne peut pas dire que ce soit glorieux !

Je doute que pour les prochaines législatives en 2017 ils aient encore 18 députés et que dire des 10 sénateurs lors des sénatoriales de 2014 et 2017. Placé va devoir s'inscrire à pôle emploi, c'est ballot.

J'avais envisagé sérieusement de rejoindre EELV, fort de leur évolution, autant vous dire que cette prise de position me fait plus que réfléchir, je vais donc attendre et voir.






Montebourg Vs Valls : la citation qui flingue

"Je ne voudrais pas laisser dire ici qu'il serait naturel que nous reprenions des solutions que la droite a essayé de faire passer" 

Arnaud Montebourg
28 septembre 2011
Débat télévisé lors des primaires

Municipales : Le désastre socialiste en une image

Et bien voilà, comme je l'annonçais la semaine dernière, le PS est passé de la Bérézina du 1er tour au Waterloo du second tour. Ne nous trompons pas non plus d'analyse, l'UMP ne triomphe pas pour ses idées mais par défaut, uniquement parce que le PS est au gouvernement et que les Français sont mécontents après avoir tant espéré.

Pour ce second tour des municipales : 

  • Pensez que 177 villes de + 9 000 habitants sont passées de gauche à droite
  • Songez que que 30 villes des + 50 000 habitants ont basculé de gauche à droite
Mieux qu'un discours, cette infographie piquée chez France Télévision via Abadinte parle d'elle même et permet de visualiser la débâcle, la défaite, la cata pour la gauche en général et le Parti Socialiste en particulier.

(cliquez pour agrandir)


(cliquez pour agrandir)


Alors il ne s'agit plus de savoir si la politique menée est la bonne, à l'évidence les Français ont répondu fortement que cette politique n'était pas celle qu'ils souhaitaient, mais de mettre en oeuvre une politique de gauche et pas sociale-libérale où l'on ne pense qu'à faire des cadeaux au patronat et rembourser les dettes et déficits sans que l'un et l'autre n'aient aucun effet sur le chômage.

Tiens si vous avez un moment, voyez ce que j'écrivais le 7 mars 2011, il y a 3 ans déjà, bien avant les primaires. 

Je pourrais écrire la même chose 3 ans après :


40 ans avec Le Pen : Les affiches

Comme le dit mon confrère SarkoFrance dans son billet, non sans humour, "la vie est belle le FN s'est normalisé".

Alors comme pour savoir où l'on va il faut savoir d''où l'on vient voici un florilège des affiches passées et actuelles du Front National.

Mieux que des mots ces affiches, affichettes et autres, parlent d'elles même et révèlent s'il en était encore besoin, le discours de la haine de l'autre du Front National :